M. Colloghan
Affichage des articles dont le libellé est coopérativisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est coopérativisme. Afficher tous les articles

vendredi 15 septembre 2017

6e Rencontre internationale de l’Économie des travailleurs-ses : Vers la constitution d’un mouvement autogestionnaire mondial ?

Par Benoît Borrits et Richard Neuville, le 11 septembre 2017



La 6e rencontre internationale de l’Économie des travailleur-ses s’est déroulée à Pigüé (Argentine) du 30 août au 2 septembre 2017. Elle faisait suite aux trois rencontres régionales qui se sont déroulées en 2016 à Montevideo pour l’Amérique du Sud, à Mexico pour l’Amérique du Nordet centrale et à Thessalonique pour la région euro-méditerranéenne. C’était donc un grand retour au pays d’origine de ce « mouvement » initié il y a dix ans par la Facultad abierta (Faculté ouverte) de l’Université de Buenos Aires, l’occasion de faire le point sur ses perspectives. Elle a été précédée par une semaine d’activités : visites de coopératives (de production, de logements, de consommateurs, de crédit), de Bachilleratos populares, d’un marché coopératif, d’ateliers et de repas dans des restaurants récupérés par les travailleurs-ses dont nous avons rendu compte sur ce site. Il convient de saluer la qualité de l’ensemble de l’organisation.

Diversité de l’économie des travailleurs à Buenos Aires (3/3)

Par Benoît Borrits et Richard Neuville, le 4 septembre 2017
De nos envoyés spéciaux en Argentine : 27 et 29 août 2017.

En avant-première de la rencontre, le comité local d’organisation de la 6e rencontre internationale de l’économie des travailleur-ses a programmé une semaine d’activités (visites d’entreprises récupérées, débats, etc.) entre le 23 et le 29 août pour mieux appréhender la situation argentine.

Diversité de l’économie des travailleurs à Buenos Aires (1/3)

Par Richard Neuville, le 29 août 2017
 


De nos envoyés spéciaux en Argentine : 23 et 24 août 2017.

En avant-première de la rencontre, le comité local d’organisation de la 6e rencontre internationale de l’économie des travailleur-ses a programmé une semaine d’activités (visites d’entreprises récupérées, débats, etc.) entre le 23 et le 29 août pour mieux appréhender la situation argentine.

vendredi 18 août 2017

« Économie des travailleur-se-s » : présence d’une délégation française en Argentine



Communiqué de l’association Autogestion

La 6e Rencontre internationale de «l’Économie des travailleuses et des travailleurs» aura lieu en Argentine du 30 août au 2 septembre 2017. L’ouverture se déroulera à l’hôtel Bauen, établissement récupéré par ses travailleur-ses en mars 2003[i], à Buenos Aires et se poursuivra dans les locaux de la coopérative Textiles Pigüé[ii], usine récupérée, située dans la ville du même nom, dans la province de Buenos Aires, au cœur de la Pampa, à 600 kilomètres de la capitale[iii].

mercredi 19 avril 2017

Non à l’expulsion des travailleur-se-s de l’hôtel Bauen !



Communiqué de solidarité
Non à l’expulsion des travailleur-se-s de l’hôtel Bauen !
Oui à l'expropriation définitive !

Déclaré en faillite en décembre 2001 par ses anciens propriétaires, l’hôtel Bauen, grand édifice de 20 étages situé en plein centre de Buenos Aires construit avec des fonds publics pour la Coupe du monde de football de 1978, avait été récupéré par un groupe d’ancien-ne-s travailleur-se-s le 21 mars 2003. Depuis 14 ans, un processus autogestionnaire a été entrepris, permettant de créer 130 postes de travail et de valoriser pratiquement sans financement extérieur un hôtel vidé et abandonné par ses patrons. Tout au long de ces années, les 130 travailleur-se-s de la coopérative ont amplement démontré leur capacité à assurer le fonctionnement de l’équipement en gestion ouvrière. L’hôtel, qui était précédemment le symbole de la corruption du pouvoir, est devenu un lieu de réunion, de débat et de solidarité pour les mouvements sociaux, les syndicats et les organisations de travailleur-se-s et utilisé pour des événements universitaires et culturels. A ce titre, il constitue un lieu emblématique en Argentine et une expérience autogestionnaire exemplaire dans le monde.

mercredi 8 mars 2017

Lancement de la revue "Autogestión para otra economía"



La parution d’une revue consacrée à l’autogestion en Argentine n’apparaît pas comme totalement fortuite. Depuis une quinzaine d’années, ce pays s’illustre par une floraison d’expériences autogestionnaires et notamment un processus important de récupération d’entreprises par les travailleur-euse-s (près de 400 ERT en activité fin 2016)[i]. Processus qui se caractérise également par l’engagement de nombreux universitaires aux cotés des travailleur-se-s et plus particulièrement dans le cadre du programme « Faculté ouverte ». La référence dans le titre à une « autre économie » renvoie également au cycle de rencontres internationales de l’« Économie des travailleur-se-s » initié en 2007. Celui-ci fêtera son dixième anniversaire à l’occasion de la VIe rencontre internationale qui se déroulera du 30 août au 2 septembre dans la province de Buenos Aires (au sein de l’hôtel Bauen et l’usine Textiles Pigüé récupérés par les travailleur-se-s) après la tenue de trois réunions régionales en Uruguay, en Grèce et au Mexique à l’automne dernier[ii].

dimanche 29 janvier 2017

Coopérative de femmes au Rojava

"Le Rojava, territoire autonome kurde au nord de la Syrie, suscite l’enthousiasme de nombreux militants de l’émancipation — jusqu’à, pour certains d’entre eux, s’y rendre afin de prendre les armes, comme autrefois face à Franco, contre l’organisation théocratico-fasciste Daech. Le Parti de l’Union démocratique, issu du PKK turc, les branches militaires YPG-YPJ et l’action populaire quotidienne ont en effet de quoi nourrir l’espoir, en cette région ravagée par le fondamentalisme religieux, le despotisme étatique et l’ingérence des puissances internationales : le Rojava promeut, et entend pratiquer, l’autogouvernement des communautés locales, le socialisme démocratique, l’écologisme libertaire et le féminisme — gardons-nous bien sûr de croire à quelque (nouveau) Paradis sur terre, qui plus est par temps de guerre… Hawzhin Azeez, militante kurde et féministe, a fait partie du Conseil de reconstruction de Kobanê : elle participa, une année durant, au redressement de la ville après sa libération. Elle nous conduit aujourd’hui au cœur d’une coopérative de femmes et nous rappelle la nature de leur projet politique, par-delà le présent conflit : s’organiser et se développer dos aux circuits capitalistes". ☰ Par Hawzhin Azeez

Catalogne : Coopératives intégrales et autogestion



Nous diffusons une interview en castillan de Joan Solana de la Coopérative intégrale catalane publiée sur le site de nos partenaires du réseau international de l’économie des travailleur-se-s : l’Instituto de ciencias económicas y de la autogestión (ICEA)

vendredi 27 janvier 2017

VIe Rencontre internationale de « l’Économie des travailleur-se-s »



Appel à participer à la VIe Rencontre internationale de « l’Économie des travailleur-se-s » à Buenos Aires/ Pigüé (Argentine) du 30 août au 2 septembre 2017


La VIe Rencontre internationale de « l’Économie des travailleurs et des travailleuses » aura lieu en Argentine du 30 août au 2 septembre 2017. L’ouverture se déroulera à l’hôtel Bauen, récupéré par ses travailleur-se-s, dans la ville de Buenos Aires, et se poursuivra dans les locaux de la coopérative Pigüé, usine de textiles récupérée située dans l’intérieur de la province de Buenos Aires. Nous invitons les travailleurs et les travailleuses d’entreprises récupérées et autogérées, de coopératives et d’organisations sociales et populaires, de même que les organisations syndicales et universitaires intéressées et engagées dans les pratiques autogérées à participer à cette nouvelle édition de rencontre pour réfléchir au projet d’une nouvelle économie des travailleurs et travailleuses.


jeudi 12 janvier 2017

Campagne de solidarité internationale avec les travailleur-se-s de Bauen contre le veto et pour l'expropriation



Pour la confirmation de la loi d’expropriation votée par le Congrès argentin le 30 novembre 2016 et remise en cause par le président Macri

Après 14 ans de lutte, le Sénat argentin a promulgué, le 30 novembre 2016, la loi d’expropriation de l’hôtel Bauen en faveur de la coopérative de travailleur-se-s. L’entrée en vigueur de cette loi consolidait l'autogestion des travailleurs et rendait une justice historique, puisque les anciens propriétaires de l'hôtel l'avaient construit avec un prêt public, octroyé par la dictature militaire sanglante de 1976-83, qui n'a jamais été remboursé. 

mardi 3 janvier 2017

Un processus continu de récupération d’entreprises en Argentine



Par Richard Neuville

Depuis 2003, nous rendons compte des résultats des enquêtes réalisées dans le cadre du programme interdisciplinaire Facultad Abierta de l’université de Buenos Aires[i]. Celui-ci se destine à l’étude des expériences des entreprises récupérées par les travailleur-e-s (ERT) en Argentine[ii]. Publiée en mai 2016[iii], la 5e enquête dresse un état de la situation, pointe les évolutions entre décembre 2013 et mars 2016 et s’attache plus particulièrement à analyser les premières conséquences des politiques mises en œuvre par le gouvernement de Mauricio Macri[iv]. En juillet 2016, nous rendîmes compte des difficultés auxquelles les ERT sont confrontées avec les hausses des prix de l’énergie décrétées par le nouveau pouvoir d’orientation ultralibérale[v]. Dans cet article, nous présentons l’actualisation des données et des caractéristiques générales du processus et nous concluons par les défis que les ERT vont devoir relever dans le nouveau contexte politique.

jeudi 22 décembre 2016

Ecopla : les camions repartis à vide !



"Ce matin, nous sommes alertés : des camions immatriculés en Italie rôdent autour de l’usine. Aussitôt, nous, anciens salariés d’Ecopla, nous rendons sur place : oui, les machines étaient bien en train d’être préparées.


Aussitôt, nous prévenons les camarades, les sympathisants qui, la semaine dernière, ont assisté à la formidable AG à la Bourse du Travail de Grenoble. Et cet après-midi, voilà que nous sommes deux cents devant les grilles, à Saint-Vincent-de-Mercuze. Et cette force du nombre a très certainement tout changé : le camion est reparti à vide."

jeudi 15 décembre 2016

Ecopla, 14 janvier 2017 : Nous serons tous là pour la reprise de l’usine !



Par Benoît Borrits (Association Autogestion)

Ce mercredi 14 décembre 2016, une assemblée de soutien aux anciens salarié-es d’Ecopla était lancée par le journal Fakir à la Bourse du travail de Grenoble. L’enjeu : l’occupation de leur usine de Saint-Vincent-de-Mercuze pour pouvoir demain préserver un savoir-faire et des emplois. Voilà maintenant deux ans que les salarié-es d’Ecopla ont monté un projet de reprise de leur entreprise en Scop qui mobilise aujourd’hui 2,7 millions d’euros. Le tribunal de commerce a préféré vendre les machines à une entreprise italienne qui les déménagera en ne laissant aucun emploi sur place, le tout dans le silence étourdissant des pouvoirs publics.

mercredi 7 décembre 2016

Autogestion & Syndicalisme



Congrès de l’Union syndicale Solidaires Ardèche / Drôme - 17 et 18 novembre 2016

Contribution : Autogestion & Syndicalisme

 Richard Neuville

« L’autogestion est à la fois un moyen de luttes frayant un chemin et un moyen de réorganisation de la société. Elle est également une culture irriguant la conscience collective »[1]. (Henri Lefebvre)

Le terme « autogestion » est assez récent[2], même si le concept a traversé l’histoire de l’émancipation humaine : la Commune, les Soviets, les collectivisations d’Aragon et Catalogne, celles d’Algérie, Lip, les récupérations d’entreprises en Argentine, etc.

Succès de la IIe rencontre euro-méditerranéenne de l’« Économie des travailleur-se-s » à Thessalonique

Par Benoît Borrits et Richard Neuville1


La deuxième rencontre euro-méditerranéenne de l’« Économie des travailleur-se-s » s'est tenue à Thessalonique, dans les locaux de l'usine autogérée de VioMe du 28 au 30 octobre 2016. Le choix du lieu avait été adopté au consensus au sein du réseau européen au printemps dernier compte tenu du contexte sociopolitique de la Grèce mais également du caractère emblématique et symbolique de l'expérience de cette usine.

mardi 6 décembre 2016

Intervención de Andrés Ruggeri en la apertura del II Encuentro Europeo de la Economía de los Trabajadores

Tesalónica – Grecia – 28/29/30-10-2016

Pensamos la autogestión como una posibilidad de construir una economía de los trabajadores, que se pueda proponer como alternativa al sistema capitalista

Edición: Mario Hernandez
Desgravación: Ana Laura Xiques

El último fin de semana de octubre se realizó en Tesalónica, al norte de Grecia, el Segundo Encuentro Euro-mediterráneo “La economía de los trabajadores y las trabajadoras” en la fábrica recuperada Viome con la presencia de más de 500 participantes de Grecia, Bosnia-Herzegovina, Croacia, Serbia, Turquía, Italia, Francia, España, Reino Unido, Euskadi, Catalunya, Polonia, Rusia y Alemania.
No faltó la presencia latinoamericana con el mencionado Andrés Ruggeri del Programa Facultad Abierta de la Facultad de FF y LL, uno de los organizadores, Hugo Cabrera de la gráfica recuperada “Campichuelo”, Juan Melchor Román de la Coordinadora Nacional de Trabajadores de la Educación (CNTE) de México, Aaron Tauss (Colombia), Silvia Espósito de Argentina (Escuela de Psicología Social “Enrique Pichon Riviere”) y quien esto escribe, Mario Hernandez.

jeudi 13 octobre 2016

Programme de la Seconde rencontre Euroméditerranéenne “L’économie des travailleurs”



28-29-30 octobre 2016
Usine VIOME
Thessalonique, Grèce

Programme

Vendredi 28 Octobre

09:00 | Café

09:30 | Enregistrement des participants et mise en place des appareils de traduction
Les participants sont invités à avoir un appareil de réception radio FM avec des écouteurs et des piles neuves ou une batterie rechargée afin de recevoir les interprétations en grec, anglais et espagnol. De nombreux téléphones portables ont aussi un récepteur FM intégré. Nous vous conseillons donc de vérifier vos téléphones avant de rechercher un récepteur radio.
Ne pas rater cette session !


mercredi 6 juillet 2016

Appel à la participation aux 2e Rencontres euro-méditerranéennes de l’économie des travailleurs



Usine Vio.Me, Thessalonique, Grèce, 28-29-30 octobre 2016

La première rencontre internationale de l’économie des travailleur-ses s’est tenue en 2007 en Argentine. Elle a réuni des travailleurs et des travailleuses d’usines récupérées et des collectifs de travail, des activistes sociaux et politiques, des syndicalistes et des universitaires. Depuis, ces rencontres internationales se tiennent tout les deux ans et  constituent un espace de rencontres, de discussions et de réflexions sur les défis auxquels les travailleur-se-s sont confronté-e-s pour défendre par l’autogestion leurs moyens de subsistance contre les attaques du capitalisme mondialisé.

Les entreprises récupérées menacées par la politique de Macri


Par Richard Neuville

Après douze années de kirchnerisme (2003-2015), la victoire du candidat néolibéral d’Alianza Cambiemos, Mauricio Macri, à l’élection présidentielle en Argentine en novembre dernier a été, à la fois, une surprise et une source d’inquiétude pour le mouvement des entreprises récupérées par les travailleur-se-s (ERT). En effet, une partie de ses acteurs avait soutenu activement la candidature de Daniel Scoli. Car, si la politique conduite par Cristina Fernández de Kirchner (2007-2015) à leur égard était loin d’être irréprochable, il existait un modus vivendi qui permettait au mouvement de continuer à croître, à se stabiliser et à bénéficier de certains programmes publics. D’ailleurs, depuis 2002, le mouvement n’a cessé de se renforcer et 41 nouvelles entreprises ont encore été récupérées en 2014-2015, portant leur nombre à 362.

lundi 16 mai 2016

Perspectives autogestionnaires des mouvements sociaux en cours




Préambule du Rapport d’activité de l’Association Autogestion

Le contexte social et politique inédit en France ne peut que nous réjouir. Celui d’un mouvement social, le plus important depuis 2010, pour le retrait d’un projet de loi du travail qui constitue une régression sociale sans précédent pour la classe ouvrière et celui d’une insurrection citoyenne à travers le mouvement Nuit Debout, qui a essaimé dans plus de deux cents villes du territoire.