M. Colloghan
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dimanche 7 février 2016

Desenlaces del ciclo progresista

Claudio Katz

El 2015 concluyó con significativos avances de la derecha en Sudamérica. Macri llegó a la presidencia de Argentina, la oposición obtuvo la mayoría en el parlamento venezolano y persisten las presiones para acosar a Dilma en Brasil. También hay campañas de los conservadores en Ecuador y habrá que ver si Evo obtiene un nuevo mandato en Bolivia.

¿En qué momento se encuentra la región? ¿Concluyó el periodo de gobiernos distanciados del neoliberalismo? La respuesta exige definir las peculiaridades de la última década.

samedi 10 octobre 2015

Uruguay : un processus historique de récupération d’entreprises par les travailleur-se-s


Par Richard Neuville



 « Une partie des mouvements sociaux ne se limitent pas à la défense de l'emploi et à l'augmentation des salaires ou bien à la consommation mais ils essaient d'aller au-delà et cherchent, soit par conviction ou par nécessité, à dépasser le lien de subordination que leur a assigné la société » (Zibechi, 2010).



Le mouvement des entreprises récupérées par les travailleurs uruguayens s’inscrit dans une tradition de luttes pour « l’émancipation économique et sociale »[1]. Il puise ses racines dans l’histoire du mouvement ouvrier qui, à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, a su articuler la formation de syndicats et la constitution d’un mouvement coopératif puissant. Tout au long de son existence, le mouvement coopératif a su conserver une indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics. Il existe près de 300 coopératives de travail en Uruguay[2] (Guerra, 2013 : 28).

mercredi 16 septembre 2015

Des lignes de bus à des « tarifs populaires » autogérées par les chauffeurs





Le journal l’Âge de Faire, n° 99 – Juillet-Août 2015, a repris l’article de Richard Neuville publié par le site Bastamag le 9 mars 2015 :  http://www.bastamag.net/ABC-Cooperative-gestion-ouvriere
(Voir ci-dessous)

L’article initial avait été rédigé, dans une version légèrement différente, sous le titre « ABC Coop : une expérience de gestion ouvrière sous le signe de la lutte des classes » pour le site de l’association : http://www.autogestion.asso.fr/?p=4931 (19 février 2015).

lundi 23 février 2015

Evolutions des récupérations d'entreprises par les travailleur-se-s en Amérique latine

Assemblée générale du 14 février 2015

Intervention de Richard Neuville

Débat : Amérique latine et rencontres de l’économie des travailleur-se-s

* Evolutions en cours au niveau des récupérations d’entreprises par les travailleurs en Argentine, au Brésil et en Uruguay.
* Bilan des rencontres européenne, sud-américaine et nord-centre américaine de l’économie des travailleurs tenues en 2014 et perspectives pour la rencontre internationale biennale à Punto Fijo en juillet 2015.

Brève introduction au débat :

Au cours de l'année 2014, nous avons publié plusieurs articles sur les évolutions en cours en termes de récupérations d'entreprises en Amérique du Sud et les rencontres de l'économie des travailleur-e-s.
Pour rappel, on définit une entreprise récupérée par les travailleurs (ERT), comme « un processus social et économique qui présuppose l'existence d'une entreprise antérieure, qui fonctionnait sous le modèle d'une entreprise capitaliste traditionnelle, dont le processus de faillite, de fermeture ou sa non-viabilité, a conduit les travailleurs à la lutte pour sa mise fonctionnement sous des formes autogestionnaires » (Ruggeri : 2005).
Il ne s'agit pas ici de dresser une présentation exhaustive des processus mais d'en dégager les éléments saillants. Des liens renvoyés à des articles plus développés sont indiqués.

dimanche 15 février 2015

ABC Coop : une expérience de gestion ouvrière sous le signe de la lutte des classes


Bus d'ABC Coop - Colonia del Sacramento
Par Richard Neuville
La ville de Colonia del Sacramento est surtout connue pour la richesse de son patrimoine historique, qui lui a permis d'être classée au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1995. Elle fut fondée en 1680 par les portugais et appartint successivement au Portugal, à l'Espagne et au Brésil avant de devenir le chef-lieu de département de Colonia lors de l'indépendance de l'Uruguay en 1825. Plus ancienne ville de l'Uruguay, elle a la particularité d'être située au sud-ouest du pays, sur la rive septentrionale du Rio de la Plata en face de Buenos Aires, à une heure de traversée en car-ferry. Outre son caractère touristique dû à son charme architectural et urbanistique, elle est également une ville de transit entre Buenos Aires et Montevideo. Au hasard des déambulations dans le centre-ville, l'oeil du visiteur ne manque pas d'être interpellé par la vision d'autobus rouge et noir ornés d’énormes inscriptions latérales « GESTIÓN OBRERA » desservant la ligne qui relie le centre historique et le quartier Real San Carlosi.

jeudi 13 novembre 2014

Résistance électorale d’une gauche latino-américaine en mutation



Par Richard Neuville

Quinze années après le début des expériences post-néolibérales en Amérique latine, les consultations électorales de cet automne en Bolivie, au Brésil et en Uruguay revêtaient un enjeu important pour la continuité des processus de transformation sociale. Confrontées à une offensive de la droite, qui s’est notamment traduite par sa victoire dans les grandes villes lors des élections municipales au printemps dernier en Equateur et une tentative de déstabilisation au Venezuela, la gauche latino-américaine allait-elle consolider ses positions après ses victoires au Salvador et au Chili début 2014 et fin 2013 ? Les résultats des élections du mois d’octobre semblent avoir apporté un élément de réponse. Evo Morales a été réélu pour un troisième mandat en Bolivie, le Parti des travailleurs a remporté une quatrième victoire consécutive au Brésil et le Frente Amplio (Front large) se trouve en position favorable pour obtenir un troisième mandat en Uruguay. Objectivement et indépendamment de la caractérisation de cette gauche et des politiques distinctes dans ces trois pays, l’usure du pouvoir ne se traduit pas encore totalement au niveau électoral et les résultats démontrent plutôt une consolidation malgré un recul en termes de voix particulièrement marqué au Brésil. Dans les trois pays, les électorats des candidat-e-s sortant-e-s se sont fortement mobilisés pour assurer la continuité mais ces victoires sont probablement plus fragiles qu’il n’y paraît.


« L’économie des travailleur-se-s », une rencontre sud-américaine porteuse de perspectives


Par Richard Neuville

La première rencontre sud-américaine de « L’économie des travailleur-se-s » s’est tenue les 3 et 4 octobre en Argentine. Elle s’inscrivait dans le prolongement de son homologue européenne réunie à Gémenos début 2014 et précédait celle de la région nord et centre-américaine / Caraïbes prévue les 7 et 8 novembre prochains à Mexico. L’objectif est désormais de réussir la convergence de ses trois initiatives régionales à l’occasion de la prochaine rencontre internationale biennale qui se déroulera dans l’usine VTELCA (Venezolana de Telecomunicaciones) à Punto Fijo au Venezuela en juillet 2015[1]. L’association pour l’autogestion, représentée à Pigüé par l’auteur de cet article, se mobilisera dans les prochains mois pour que le continent européen soit dignement représenté pour cette Ve rencontre mondiale.


samedi 29 mars 2014

Négociations d'un accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur

Déclaration de la Coordination continentale des mouvements sociaux de l’ALBA – Section Argentine

L’Union européenne et le Mercosur négocient en secret un traité de libre-échange

Avant la nouvelle réunion des équipes de négociateurs

Les mouvements populaires s’opposent au traité de libéralisation commerciale

Face au projet de marché, nous réaffirmons l’ « intégration » à partir des peuples

En novembre 2005, la résistance et la mobilisation des mouvements populaires de « Notre Amérique » (Nuestra América) réussirent à enterrer l’ALCA. Les dirigeants et les peuples latino-américains repoussèrent le diktat de l’Empire consistant à nous soumettre à un espace de « libre-échange » dans les Amériques. Les conséquences ruineuses pour les secteurs populaires de ce « libre-échange » restent aujourd’hui évidentes avec la dégradation des conditions de vie des peuples dans les pays qui signèrent ces traités avec les Etats-Unis.

mercredi 25 septembre 2013

Uruguay : Quatre décennies de lutte des « sans terre urbains »

Cet article a été publié dans "Amériques latines : émancipations en construction", coordonné par Franck Gaudichaud, Syllepse, janvier 2013.

Auteur Richard Neuville

La ville n’est pas un amoncellement d’habitations. Bien que tous les êtres humains aient besoin d’un toit, la ville se construit en collectif et de mode coopératif. L’expérience uruguayenne de construction de logements par aide mutuelle est une référence mondiale, notamment parce qu’elle va beaucoup plus loin que le toit (Raúl Zibechi 2011).

En Uruguay, l’Etat n’a eu de cesse de privilégier les intérêts capitalistes de la bourgeoisie nationale par l’accumulation foncière et pour la construction de logements. L’absence de politiques volontaristes oeuvrant pour un accès au logement pour tous est patente. Dans un pays où le mouvement coopératif est présent dans tous les secteurs de l’économie et où le mouvement ouvrier a été largement influencé par les courants classistes, l’émergence à la fin des années 60 d’un puissant mouvement de coopératives de logement a permis de conquérir un cadre légal favorable. Les luttes des ”Sans terre urbains” sont l’expression d’une des particularités les plus intéressantes du mouvement populaire en Amérique latine.

lundi 15 juillet 2013

Dia mundial contra la minería - 22 de julio

Un dia verdaderamente mundial! Con más detalles...

LLAMADO A LOS PUEBLOS A MANIFESTARSE: EN DEFENSA DEL AGUA Y LA VIDA. Se convoca a los pueblos a manifestarse el día 22 de Julio en el marco del Dia Mundial contra la mineria, en una jornada internacional de resistencia a favor del agua y la vida, en defensa de un ambiente sano y equilibrado, libre de tóxicos y radioactivos, en defensa de la Madre tierra, en defensa de los glaciares, ríos, mares y cordilleras. Adhesiones : acciones.noalamina@gmail.com

samedi 18 mai 2013

Uruguay: Nace un movimiento contra la minería y el extractivismo


El 7 de marzo cayó uno de los más sólidos mitos de los uruguayos: la confianza en las empresas estatales. Ese día quienes abrieron los grifos sintieron un olor nauseabundo y los que tomaron mate o café sintieron un sabor extraño. La empresa estatal encargada del suministro de agua, OSE (Obras Sanitarias del Estado), debió reconocer “un episodio” de contaminación con algas en la cuenca del río Santa Lucía, que abastece a seis de cada diez uruguayos.

dimanche 6 janvier 2013

Amériques latines : émancipations en construction

Collection " LES CAHIERS DE L'EMANCIPATION"
Auteur: Gaudichaud Franck (Coord.)
Parution : Janvier 2013
Pages : 130 pages
Format : 115 x 190
ISBN : 978284950362
Prix : 8 €
Présentation : Depuis plus d’une décennie, l’Amérique latine apparaît comme une « zone de tempêtes » du système-monde capitaliste. La région a connu d’importantes mobilisations collectives contre les conséquences du néolibéralisme, avec parfois des dynamiques de luttes ayant abouti à la démission de gouvernements considérés comme illégitimes ou à la remise en cause partielle du pouvoir des transnationales.

lundi 24 septembre 2012

Typologie d’expériences autogestionnaires en Amérique latine et indienne et leur rapport au pouvoir

Intervention à l’Université d’été des Alternatifs à Méaudre (le 26 août 2012) et à la journée "Autogestion, Coopératives, Expérimentations. Un Autre Monde est déjà en Marche !" organisée par le Collectif Marinaleda à Graulhet (le 22 septembre 2012)

Par Richard Neuville

Avertissement : Cet essai de typologie comporte des limites comme toute catégorisation car il n’existe pas de frontières étanches entre le social et l’économique ou entre le social et le politique.

L’Amérique latine et indienne se caractérise comme un pôle de résistance et un laboratoire social au regard de la richesse et la diversité de ces expériences. Au cours des deux dernières décennies, la région a connu un cycle de conflits et de mobilisations, au point de constituer le principal foyer de résistance à la mondialisation capitaliste et à l’hégémonie de l’Empire. En effet, le sous-continent a été le premier affecté par la mise en œuvre des recettes néolibérales et les plans d’ajustement structurels imposés par les institutions internationales. De fait, il a connu 20 ans plus tôt que l’Europe les conséquences sociales, économiques et humaines de telles politiques. Il est probablement utile de réfléchir sur les réponses que les peuples ont tenté de trouver, non pas pour les transposer mais pour étayer la réflexion et les pratiques sociales dans le vieux continent.

vendredi 27 juillet 2012

Entretien avec Abraham GUILLEN

Nous publions cet entretien, publié dans BICICLETA (Revue des communications libertaires), Année 1, n°9, Octobre 1978. La traduction en français a été effectuée en avril-mai 2012 par G.O. qui l’a transmise à Alter Autogestion.

Abraham GUILLEN est revenu en Espagne après un long exil qui a commencé en 1945, quand -ayant fui de Carabanchel (prison construite par les prisonniers politiques après la guerre civile espagnole entre 1940 et 1944 dans le quartier de Madrid du même nom. C’était l'un des plus grands établissements pénitentiaires d’Europe jusqu'à sa fermeture en 1998. NDT)., en une nuit de Saint- Sylvestre -, il a réussi à passer clandestinement en France au travers d'un magasin qu'avait un ami à la frontière. Considéré comme le grand théoricien de la guérilla urbaine en Amérique Latine, GUILLEN est né en 1913 à Corcuera (Guadalajara): « Dans ma formation libertaire je fus influencé, en premier lieu, par mon village. Où il n'y a jamais eu de police, ni de Garde Civile, les terres (et beaucoup des occupations du village) étaient communales... Encore aujourd'hui, les jeunes font une caisse commune pour couvrir les frais des fêtes.....

samedi 28 janvier 2012

Coopératives de logement en Uruguay : une réponse pour les « sans terre urbains »

Cet article a été initialement rédigé pour le site de l'Association pour l'Autogestion.


Par Richard Neuville
Au pays des gauchos, le mouvement coopératif est important et présent dans tous les secteurs de l’économie. Il est de coutume de dire que l’Uruguay vit au rythme du grand voisin argentin (dictatures, crises économiques, etc.). D’ailleurs, quand survient la crise de 2002, les effets sont comparables et un mouvement de récupérations d’entreprises par les travailleurs s’amorce. Mais le pays n’en possède pas moins des particularités et se caractérise notamment par l’existence d’un puissant mouvement de coopératives de logement résultant des luttes des « Sans terre urbains » engagées dès le milieu des années 60 et la conquête d’un cadre légal favorable.

lundi 19 décembre 2011

Cooperativas de vivienda en Uruguay: Una respuesta habitacional para los sin tierra urbanos

Par Fiorella Russo
Article publié le 16 décembre 2011 sur http://www.laciudadviva.org/blogs/?p=12465
La Ciudad Viva. Ayuda mutua en Uruguay. Fuente: Benjamín Nahoum y Raúl Vallés.

En la ‘multicrisis’ actual nos enfrentamos a profundas dificultades que afectan severamente al conjunto de las sociedades en el ámbito global, especialmente desde la perspectiva económica, política y social. En este sentido, el acceso a la vivienda representa un problema histórico, tradicionalmente más urgente en los países emergentes. Sin embargo, en España, tras los estragos causados por el estallido de la burbuja inmobiliaria e hipotecaria de la última década, el déficit habitacional alcanza cada vez a una mayor parte de la población, y lo mismo sucede en otros países europeos desarrollados.

mardi 15 décembre 2009

Uruguay : José « Pepe » Mujica, l’ancien Tupamaro élu président

Richard Neuville (article paru dans Rouge et Vert)


Le candidat du Front élargi de la gauche, le Frente Amplio (FA), José « Pépé » Mujica est devenu le 29 novembre le nouveau Président de l'Uruguay. A l'occasion du second tour, Il a obtenu 51,9 % des voix. Cette victoire était attendue mais s’annonçait serrée malgré le score du premier tour, au cours duquel « Pépé » avait obtenu 48,2 % des voix. En outre, élément important, le FA a conservé la majorité absolue au Sénat et à l'Assemblée nationale.

Lors du second tour, la participation électorale a été très importante (90 %). Son adversaire Luis-Alberto Lacalle, le candidat de la droite « Blanco » a lui rassemblé 44,4 % des suffrages, et enfin 3,3 % de votes nuls ou blancs.

« Pepe » Mujica sera donc le deuxième président de gauche uruguayen après le socialiste Tabaré Vasquez élu en 2004 après 150 années de présidences ininterrompues partagées entre les deux partis de droite, le Parti national « Blanco » et le Parti Colorado, entrecoupée par 12 années de dictature militaire.