M. Colloghan
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vendredi 27 juillet 2012

Entretien avec Abraham GUILLEN

Nous publions cet entretien, publié dans BICICLETA (Revue des communications libertaires), Année 1, n°9, Octobre 1978. La traduction en français a été effectuée en avril-mai 2012 par G.O. qui l’a transmise à Alter Autogestion.

Abraham GUILLEN est revenu en Espagne après un long exil qui a commencé en 1945, quand -ayant fui de Carabanchel (prison construite par les prisonniers politiques après la guerre civile espagnole entre 1940 et 1944 dans le quartier de Madrid du même nom. C’était l'un des plus grands établissements pénitentiaires d’Europe jusqu'à sa fermeture en 1998. NDT)., en une nuit de Saint- Sylvestre -, il a réussi à passer clandestinement en France au travers d'un magasin qu'avait un ami à la frontière. Considéré comme le grand théoricien de la guérilla urbaine en Amérique Latine, GUILLEN est né en 1913 à Corcuera (Guadalajara): « Dans ma formation libertaire je fus influencé, en premier lieu, par mon village. Où il n'y a jamais eu de police, ni de Garde Civile, les terres (et beaucoup des occupations du village) étaient communales... Encore aujourd'hui, les jeunes font une caisse commune pour couvrir les frais des fêtes.....

vendredi 7 octobre 2011

Gênes, 10 ans plus tard, nouveaux défis pour les mouvements italiens

Christophe Aguiton *


A Gênes, le mois de juillet 2011 a été consacré à des débats et rassemblements pour le dixième anniversaire des grandes manifestations de Gênes contre le G8 et de la terrible répression qui les a accompagnées. Le week-end des 22, 23 et 24 juillet a été la conclusion de ces rencontres organisées par les syndicats, mouvements sociaux et forces politiques italiennes. Une opportunité pour faire le point sur les derniers développements survenus sur la scène politique et sociale et pour présenter les débats qui agitent les mouvements italiens à un moment où trois éléments majeurs marquent ce pays : l’effondrement moral et la crise profonde du régime Berlusconi, la crise économique et le poids de la dette et une vague de mobilisations sur les terrains sociaux et politiques dans laquelle on retrouve beaucoup des caractéristiques des mouvements des jeunes espagnols ou grecs.

dimanche 31 octobre 2010

Les centres sociaux italiens : Une pratique autonome et radicale

En lien également le mémoire de Master de mon camarade Nathan Boumendil "Les Centres Sociaux Occupés Autogérés (CSOA) en Italie et leur rôle dans la vie politique et militante locale", " Une particularité italienne à la diversité de trajectoires et au renouvellement inégal : l'exemple romain." (sous titre)

Richard Neuville *

Après la défaite des mouvements d’émancipation des années de plomb, les centres sociaux (centri sociali occupati autogestiti : CSOA) forment à partir des années 80 des îlots de résistance et de contre-culture. Ils expérimentent des pratiques politiques non conventionnelles et des modes de vie légitimés par une critique radicale de la société capitaliste. Historiquement, ils s’inscrivent dans la continuité des circoli del proletariato giovanile (CPG) et des mouvements des années 70. Si la forte mobilisation politique et la confrontation directe avec le pouvoir ont caractérisé ces années-là, les décennies suivantes sont plutôt marquées par une absence d’engagement politique, un reflux des luttes et des organisations (syndicats, Lotta continua, Autonomia Operaia, etc.). Dans un contexte de repli sur soi et de vide politique, la création des centres sociaux se veut la seule réponse politique radicale. Les groupes qui portent ces expériences sont composés à la fois par des militant-e-s historiques et des jeunes moins politisé-e-s. Selon les fondateurs du centre social florentin (CPA) , l’idée est qu’après avoir perdu la bataille, il faut repartir de zéro. Dorénavant, il s’agit de lutter pour des revendications qui puissent, sans forcément aspirer à des changements radicaux, influer au niveau local et dans la vie quotidienne. (Sara 2006) Les CSOA ne se résument donc pas à des regroupements de la gauche alternative mais se veulent au « service du peuple ».